Olivier ZILLER

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Ziller

7e Triennale internationale du papier
du 8 mai au 2 octobre 2011

Musée de Charmey, Les Charrières 1,
1637 CHARMEY (Suisse)

 

Toute matière est désormais assimilable à un processus artistique et l’esthétisme n’est plus un critère absolu.
Dans ce foisonnement de matériau, le papier s’inscrit dans l’art contemporain, d’abord par la récupération, puis par la redécouverte d’une tradition ancestrale : papiers déchirés, récupérés, découpés, encollés, détrempés, froissés, fabriqués.

 

 

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Olivier Ziller traduit dans ses peintures des scènes qui meublent son intériorité. Elles parlent de ce fil ténu qui jouxte notre immémoriale condition, la convoque, et l’oblige à se révéler toujours plus avant. Sur le fil du rasoir, tel un funambule, il parcourt ce continuum de l’indicible, et ramène en des couleurs et des formes toujours changeantes, des éclats qu'il à su observer. Sa sensibilité tout en nuance nous laisse deviner l'étendue de ces mondes qu'il interroge en se positionnant « à la limite » : frontière de la folie, dans son opposition à la raison condescendante, frontière de la peau qui délimite l'appartenance et l'étrangeté des choses. Des itération de formes et de couleurs interrogent le rythme et par-delà même, la musique des mots ; le trait manifeste la tension des extrèmes qui s'enroulent en créant de l'espace.
Par ses efforts tendus, Olivier Ziller revisite la trace qui se fait mémoire non pas comme gardienne, mais comme moment. Ainsi perçue, elle ne se définit pas en origine, mais en point de passage.
Tomber, tomber encore, dit-il, comme si là seules à travers nous, déjà de nous se jouent la vie, la mort.

Ziller
Olivier Ziller dans Marie-Claire Maison, 2002