Daniel LIVARTOWSKI

Consultez le cv

www.myspace.com/livartowskidaniel

Daniel Livartowski à Artgument

Encore une semaine pour aller voir à la galerie Artgument d’Esvres-sur-Indre l’exposition de Daniel Livartowski. Né en 1944 à Limoges, il expose depuis 1979. De sa peinture, un ami et connaisseur, Pierre d’Ovidio, écrivait en février 2004 : « Depuis que je connais Livartowski et que je fréquente sa peinture, si les thèmes qu’il a abordés ont évidemment varié, il me semble que le monde qu’il nous donne à voir n’a pas connu de grands bouleversements tant il est évident que Daniel Livartowski a toujours appliqué le mot de Georges Braque : « L’art est fait pour troubler ». Un autre familier du travail de l’artiste, Christian Noorbergen, en parlait ainsi : « Dans ton oeuvre à cru et à poils, s’agitent tous les pantins du monde, les masques des idoles délabrées, et les faces effarées des fantoches défoncés… »

Livartowski dans la NR du 22 06 2004

  L'Art est fait pour troubler ou le monde selon Daniel Livartowski.
Depuis que je connais Livartowski et que je fréquente sa peinture, si les thèmes qu'il a abordés ont évidemment varié, il me semble que le monde qu'il nous donne à voir n'a pas connu de grands bouleversements tant il est évident que Daniel Livartowski a toujours appliqué le mot de Georges Braque : « l'Art est fait pour troubler ».
Et la manière, chez lui, s'y est donc appliquée aussi pour produire (ou reproduire) ce trouble que le monde — pas seulement celui de Daniel Livartowski ! — nous livre chaque matin et que nous ne savons pas forcément voir. En résonance avec l'affirmation de Paul Valéry : « une œuvre d'art devrait toujours nous apprendre que nous n'avions pas vu ce que nous voyons »…
Qu'il nous ait représenté des évènements aussi variés qu'une crucifixion, une centrale atomique, des couples, des repas de famille, des pécheurs, un coin de banlieue, des siestes, des oiseaux, etc… la manière était là. Toujours là. Rien de tragique, rien d'outré. Rien de théâtralisé. S'il évoque des malheurs, ils ont le bon goût de ne pas se prendre pour des tragédies, ils restent modestes, même profonds. L'humour reste toujours présent. Parfois acide mais rarement. Plutôt sensible aux humbles, aux petites scènes dont le ridicule est touchant… Qu'importe si, dans les Siestes, les hommes disparaissent derrière l'objet de leurs désirs, ils n'en sont pas moins émus et amoureux, n'est-ce pas ?… Et qu'importe si les humains se groupent en troupeaux qui les font animaux…
Daniel Livartowski n'est pas un donneur de leçons. J'écrivais en 1997, au siècle dernier donc, à propos du monde qu'enregistre le peintre « la gravité des faits n'oblige pas au sinistre dans la manière ; il y a toujours de l'humour, une dérision obligée, comme raffinement ultime (…) ».
Rien à ajouter ou à retrancher.
Pierre D'OVIDIO, Février 2004.

Livartowski

Livartowski

Livartowski dans Artension n° 17 2004


Livartowski

Livartowski dans Valeurs de l'Art n° 69 2001

Livartowski

Livartowski dans Valeurs de l'Art n° 38 1995