Irène DOMINGUEZ

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Irène Dominguez est à la fois ingénue et sage. Un grand sentiment ludique, joyeux, léger, transparaît de l' univers qu'elle nous dépeint, teinté d'un brin de mélancolie. Ses tableaux sont plein d'allusions musicales, de personnages qui chantent et qui dansent, de femmes qui courent vers nulle part, somnambules, enveloppées de voiles nuptiaux, et qui ont une double condition de muses et de bacchantes. Elles sont poursuivies par des ombres avec de hauts chapeaux, mais s'échappent ailleurs, vers un autre monde.
Le thème du tango est omniprésent, avec ses échanges de regards troubles, ses positions sensuelles, ses tensions dramatiques, avec pour aboutissement, l'envol de la femme-muse.
La peinture d'Irène est musicale et théâtrale. Elle nous incite à entrer dans ses scenarii en tant que spectateurs, et à applaudir à la fin du spectacle !

Les peintures/collages de dentelles, d'Irène Dominguez, d'origine chilienne, sont des œuvres à la fois naïves et primesautières, petits personnages enlacés pour un tango sur fond de fleurs ou d'arbres stylisés, en lévitation à la manière de Chagall, se bécotant gentiment derrière un arbre, chastement allongés… Avec parfois, un tantinet de tendresse nostalgique devant un oiseau blessé… Le tout dans de belles couleurs douces et romantiques.
Jeannine RIVAIS 2005

L'immobilité n'est pas fort… Ma vie m'a partagée entre plusieurs géographies  : ma terre natale, le Chili  ; ma terre de bohème, l'Italie  ; et ma terre d'exil et d'amour, Paris. Des anges invisibles m'emmènent doucement d'un bout à l'autre de la terre emportant avec eux mes existences-résistances, peuplant ma solitude de chanteurs, danseurs, et cerfs-volants.
Irène DOMINGUEZ

Rendre possible l'impossible. Vivre en fonction non des choses mais de leur essence magique c'est faire de la poésie, de l'art véritable.
L'humour est l'autre face de la tragédie. Cet humour là, douloureux, c'est celui d'Irène.
À travers son œuvre, elle met en déroute la banalité du quotidien, tel ce personnage de Hermann Hesse qui un jour parce qu'il s'ennuyait, monta dans un train peint sur le mur.
Louis DE PAULA

Irène Dominguez, éclatante et haute en couleurs, est féministe dans l'âme et dans le cœur. Elle s'estime avoir vaincu l'éternel duel entre la femme et l'homme avec de l'humour.
L'humour, je dirai même la satire, ressort de ses œuvres naïvistes où les bourgeois sont représentés en vaches et où le symbole de l'église catholique, le crucifix, projette son ombre sur la vie et la liberté des gens jusqu'au lit. Irène de par son art prend fortement position en ce qui concerne la situation actuelle de son pays natal. Elle a également fait des tournées en Europe en chantant, en dansant et en jouant de la guitare avec un groupe d'exilés chiliens ? Irène se souvient du temps de Salvador Allende comme du temps doré de la jeunesse. Ce fût un temps extrêmement propice et fructueux à l'artiste. Tout le monde avait du travail  : le salaire n'était cependant pas gros, mais il suffisait pour vivre. Et le travail nous exhaltait. J'appartenais à un groupe qui réalisait des fresques. Nous peignions des messages d'actualité destinés à nos concitoyens, mais d'un haut niveau artistique. Tantôt nous les incitions à collaborer, tantôt nous disions tout simplement de donner du lait aux enfants. Pendant la période d'Allende le peuple et les artistes se sont rapprochés, et c'était bien.

Dominguez
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